Colocation, co-living, kesako ?

Nouveau mode de partage d'habitation, la colocation et le co-living ont le vent en poupe. Mais de quoi s'agit-il exactement ? 

Est-ce un investissement intéressant ? Quelles sont les règles à respecter ?

Nous allons faire la lumière.

Qu'est-ce qu'une colocation ?

La colocation est une formule par laquelle des preneurs louent à plusieurs une maison ou un appartement.

Chacun dispose d’une chambre individuelle et partage en commun certaines pièces de vie comme la cuisine, un salon ou un living, des locaux sanitaires, etc.

 

Ce mode d’habitat se rencontre de plus en plus souvent. La colocation permet aux occupants d’alléger le poids financier que représente le loyer dans leur budget.

Et le co-living ?

Le co-living est une colocation offrant divers services consacrés aux preneurs.

Le bien en co-living est meublé et souvent équipé en connexion internet haut débit.

 

D'autres services peuvent être proposés comme un service de livraison de repas, un abonnement streaming tv, des trottinettes ou vélos etc...

 

Le co-living est plus onéreux qu'une colocation classique mais rencontre un succès grandissant. 

Plusieurs jeunes start-up en ont fait un business à part entière. 

Réglementation

Cette nouvelle forme d’habitat est réglementée sur certains points, comme ce qu’on entend par bail de colocation, la solidarité qui sera de mise entre les colocataires à l’égard du bailleur, le départ et la sortie d’un colocataire, le pacte de colocation qui réglera les droits et les obligations des colocataires entre eux. Pour le reste, selon les cas, le droit du bail de résidence principale s’appliquera ou bien le droit commun.

 

Ces dispositions concernent les colocations conclues ou renouvelées à partir du 1er septembre 2018.

 

Le bail de colocation concerne la location d’un même bien – une maison ou un appartement – par plusieurs preneurs ayant signé un pacte de colocation.

Ces preneurs sont colocataires.

L’habitation comprend au minimum une pièce d’habitation ou un local sanitaire commun (que se partagent les colocataires).

Il existe un bail unique qui est signé entre les colocataires et le bailleur.

 

Au plus tard à la signature du bail, les colocataires concluent entre eux un pacte de colocation. Le pacte de colocation fixe leurs droits et leurs obligations. Le bail mentionne la date de la signature du pacte de colocation.

 

Il n’y a donc pas de bail de colocation sans pacte de colocation.

 

Faut-il un permis de location ?

Le bailleur doit avoir un permis de location lorsqu’il loue un petit logement individuel ou un logement collectif. La colocation est une forme d’habitat collectif.

 

Cependant, il existe une exception spécialement adaptée à la colocation :

  • le bailleur propriétaire ne sera pas tenu de demander un permis de location s’il loue un logement faisant l’objet d’un contrat de colocation conclu avec un maximum de 4 personnes majeures.

Cette exception est prévue plus précisément à l’article 9, alinéa 2, 2° du Code wallon de l'habitation durable.

Investir dans un bien en colocation ?

La colocation et le co-living permet d'optimiser le loyer de son bien par sa fragmentation entre les différents colocataires.

En effet le loyer global du bien est souvent plus élevé que pour un bien équivalent loué à un seul preneur.

 

Le co-living demande plus de gestion mais sa rentabilité est plus élevée.

 

Néanmoins, il nous manque un certain recul pour vérifié la pérennité du modèle de co-living. De plus, un bien transformé en co-living risque d'être plus compliqué à revendre.  

En savoir plus

N'hésitez pas à nous contacter afin de définir ensemble si une colocation correspond à votre projet d'investissement immobilier.

 

Gaëtan Breuls

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Commentaires: 4
  • #1

    pauline (vendredi, 04 décembre 2020 22:07)

    Bonjour ,
    Il semble que les projets des start up de type ikoab , cohabs ne se soucient pas des contraintes de permis d'urbanisme , de location et de pompier alors que les bâtiments sont souvent composés très largement de plus de 4 chambres. Ils appellent cela du coliving de luxe mais , quelle est la différence avec de la colocation ou du logement collectif qui eux doivent passer par tous ces permis ? C'est de la concurrence déloyale

  • #2

    Gaëtan (mercredi, 09 décembre 2020 09:04)

    Bonjour Pauline,
    En effet, les sociétés de coliving doivent être en ordre d'urbanisme (et de pompier) et posséder un permis de location pour chaque chambre.
    La colocation de 4 chambres maximum a l'avantage de ne pas demander de permis de location et de permettre un seul bail ou les colocataires sont solidaires et indivisibles.

    Gaëtan

  • #3

    Ben (vendredi, 11 décembre 2020 14:03)

    Bonjour,

    J'émets des doutes quant à la demande du permis de location car en effet, jusqu'à moins de 5 personnes , aucun permis de location n'est requis.
    La plupart de leur bâtiment est bien au dessus des 4 chambres...
    Pensez vous vraiment qu'il y a moyen qu'ils y dérogent ou le permis de location est imposé absolument. ?

  • #4

    Delphine (jeudi, 21 janvier 2021 10:16)

    Bonjour,

    Nous habitons une maison de ville à Bruxelles et nous louons 4 chambres à des étudiants. L'urbanisme nous a tapé sur les doigts (ils ont vu notre annonce sur mykot...) en nous disant que d'un point de vue urbanistique notre maison ne peut pas contenir de 2e cuisine car nous sommes une maison unifamiliale. Soit nous effectuons de gros travaux pour faire plusieurs appartements séparés (mais ce serait dommage de perdre le charme d'une maison des années 30 avec des portes vitrées et un parquet lambrisé) soit nous supprimons la cuisine. Nous cherchons donc une manière de rendre cette 2e cuisine légale, donc nous pensons que le "co-living" pourrait s'indiquer dans notre cas mais je ne sais pas si on peut ? A qui doit-on demander un permis de location ?
    Depuis quand est-ce légalisé en Belgique ? Merci beaucoup pour votre réponse !

    Delphine